La chirurgie de l'intime recouvre des actes aux enjeux très personnels : nymphoplastie de réduction, traitement des dyspareunies, hyménoplastie et reconstruction chirurgicale des femmes victimes d'excision. Chaque prise en charge est confidentielle, personnalisée et bienveillante, dans le respect absolu de l'intimité et du projet de vie de la patiente.
Confidentialité absolue. Secret médical strict dans un établissement à taille humaine. Ces interventions ne sont jamais évoquées sans votre accord explicite.
La nymphoplastie de réduction est une intervention chirurgicale visant à réduire et remodeler les petites lèvres, pour des raisons fonctionnelles (inconfort, douleurs, gêne à l'activité physique) ou esthétiques. Elle est réalisée en ambulatoire sous anesthésie locale ou générale, selon le souhait de la patiente.
Il ne s'agit pas de simplement "couper ce qui dépasse". La nymphoplastie requiert une connaissance fine de l'anatomie vulvaire, de la vascularisation et de l'innervation des petites lèvres. Un chirurgien expérimenté adapte le geste au relief naturel de chaque patiente — préservant la pigmentation, les papilles, et assurant une cicatrice discrète — pour un résultat à la fois esthétique et fonctionnel, avec un risque minimal de complications.
Le choix dépend de l'anatomie de la patiente et de l'expérience du chirurgien. Les deux techniques aboutissent à un résultat esthétique et fonctionnel satisfaisant lorsqu'elles sont bien indiquées.
Illustration d'après CNGOF / SCGP — Fiche d'information patiente, 2024
Résection directe de la partie excédentaire des petites lèvres débordant entre les grandes lèvres. Technique simple, cicatrice sur le bord libre. Indiquée quand le bord est irrégulier, hyperpigmenté ou très hypertrophié. La pigmentation naturelle du bord n'est pas conservée.
Résection cunéiforme en V au niveau de la zone la plus proéminente, permettant de traiter à la fois l'excès de longueur et de hauteur. Préserve le bord libre naturel et sa pigmentation — résultat plus anatomique. Technique de choix quand la pigmentation est souhaitée conservée. Suites légèrement plus longues.
L'hypertrophie des petites lèvres est fréquemment associée à une hypotrophie des grandes lèvres, parfois congénitale, parfois liée à l'âge ou aux variations de poids. Le lipofilling des grandes lèvres — injection de graisse autologue prélevée par mini-liposuccion — permet d'harmoniser l'esthétique vulvaire globale et de restaurer la fonction d'amortisseur naturel des grandes lèvres, protégeant les structures anatomiques sous-jacentes. Ce geste complémentaire est réalisé dans le même temps opératoire.
Les dyspareunies (douleurs aux rapports) touchent une femme sur cinq. Elles peuvent résulter d'une atrophie muqueuse, de cicatrices, d'endométriose ou d'un traumatisme. Plusieurs approches sont proposées selon l'étiologie.
Thérapie lumineuse douce stimulant la régénération tissulaire. Séances courtes au cabinet, sans douleur ni éviction. Efficace sur l'atrophie muqueuse et les douleurs chroniques légères.
Injection de facteurs de croissance autologues issus de votre propre sang. Stimule la vascularisation, améliore la trophicité tissulaire et la lubrification. 1 à 3 séances.
Renouvellement de l'épithélium vaginal par microabrasion contrôlée. Traitement de référence de l'atrophie post-ménopausique et post-chimiothérapique. 1 à 3 séances ambulatoires.
Injection de graisse autologue prélevée par mini-liposuccion. Traitement de référence des dyspareunies cicatricielles post-épisiotomie ou post-excision. Résultat naturel et durable.
Le Dr Oden a été le premier chirurgien à réaliser cette intervention au CHU de Rouen en 2011. Ses résultats ont été primés par le Collège National de Gynécologie Obstétrique Français (CNGOF) en 2014.
« Prise en charge des dyspareunies après traumatismes obstétrical et chirurgical : étude préliminaire de greffe de tissus adipeux autologue (lipofilling) »
Oden S., Muszynski H., Marpeau L. — 38es Journées Nationales du CNGOF, Paris
Injection de toxine botulique dans le muscle releveur de l'anus ou le sphincter vaginal. Traitement de référence du vaginisme et des dyspareunies d'origine spastique. Détente musculaire progressive permettant la reprise d'une vie intime normale. Acte ambulatoire, efficacité rapide.
Le laser CO2 fractionné est une technologie médicale de référence en gynécologie régénérative. Le Dr Oden utilise le dispositif GyneLase — traitement non hormonal, ambulatoire, sans chirurgie.
Le Dr Dabiri réalise cette intervention ambulatoire de reconstitution de l'hymen, sous anesthésie générale ou locale. Acte chirurgical simple, suites immédiates légères. La consultation permet d'évaluer la faisabilité et de répondre à toutes les questions dans un cadre confidentiel et non-jugeant.
Ces actes ne font l'objet d'aucune mention dans les courriers standards. Prise en charge strictement confidentielle et anonyme à votre demande.
Le Dr Oden prend en charge la reconstruction clitoridienne des femmes victimes d'excision, en lien avec les associations de soutien et les équipes pluridisciplinaires spécialisées (Dr Abramowicz, Montreuil). Cette chirurgie réparatrice vise à restaurer la sensibilité et l'intégrité corporelle.
Travail en réseau avec psychologue, médecin de la douleur et associations spécialisées pour un accompagnement global et bienveillant.